Chère L,
Sabrina est partie, il y a à peine quelques jours, au Guatemala, pour un mois entier.
Du coups les petites conversations entre les pauses semblent avoir énormément diminuées. Je trouve ça curieux qu'un petit groupe qui s'est formé d'une façon organique pourrait perdre sa cohésion aussi facilement et naturellement avec le départ d'un membre. J'imagine que ça arrive toujours aux groupes formés seulement par un besoin primordial d'avoir des conversations et rien d'autre. C'est comme si ce type de « groupes conversationnels » nécessite un certain nombres de personnes pour se stabiliser, car la force de cohésion dépend d'une certaine mentalité de troupeau afin de maintenir l'écoulement d'une conversation, surtout entre des gens qui sont pas très très proches ; sinon, les groupes se désintègrent tout rapidement.
Comment je sais si c'est vraiment ce qui arrive ? En fait, moi, je sais pas. C'est pas de la science. Personne ne l'a encore vérifié, ou devrais-je dire, je ne l'ai pas encore vérifié. Et franchement, je m'en donne pas la peine.
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Eh bon ... elle est partie au Guatemala et elle y fera de la recherche sur le terrain. Moi, je suis un peu jaloux. On fasait semblent de s'en ficher, en disant, pas sans sarcasme, « Alors, profite bien la chaleur et l'humidité ! » ou bien « Amuse-toi bien avec les insectes sanguinaires ! ».
Mais, on se moque de qui ? Moi, je suis un peu jaloux. Au fond elle va aux tropiques, elle fera de la recherche sur le terrain. Rien ne vaut les travaux en plein nature : le soleil et le vent, l'eau et l'étoile, le ciel et le paysage, le vert et le brun, le bleu et le gris, le blanc et le rouge ...
En fait je dois savoir, car je l'ai déjà fait, de nombreuses fois au cours des derniers 12 mois. Notions romantiques mise à part, il y a quelque chose d'attirant dans les randonnées sauvages sur des pistes avec des jumelles en écoutant les chants d'oiseaux, ou les recherches des endroits appropriés où on peut installer les petits pièges pour les petits rongeurs.
Quand même, les voyages sont souvent très gênant, surtout les voyages internationaux. Je n'ai pas ni un voiture, ni un permis de conduire (en Californie). Je manque de l'argent, et l'aptitude de conduire sur le côté droit. Ce qui me reste, c'est mon portable, et quelques amis qui vont sans doute dire « oui » à la suggestion pour un bon weekend avec une bonne observation des oiseaux. Moi, je crois que je suis assuré.
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Il y a encore tante d'endroits à visiter. Madagascar, l'Amazone, le parc national du Kakadu, le Sikhote-Aline ... ils font partie mon « top 10 ». Et c'est excellent quand on appartient à un cercle dont les membres approvent avec enthousiaste cette liste.
Et un jour j'irais - sans doute que j'irais - à l'île de Bornéo. C'est trop ironique de n'y jamais avoir allé. C'est comment je promeus mon pays aux gens : Ah dites-moi quelque chose sur votre pays. Mais oui ! L'île de Bornéo, les tropiques, la biodiversité, la richesse immense d'espèces - c'est parmi les plus riches du monde ! Eh pourtant ... j'y ai jamais allé ...
L, un jour, j'irais. Ça aura lieu. Les tropiques sauvages m'attendent toujours.
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Eh bon ... elle est partie au Guatemala et elle y fera de la recherche sur le terrain. Moi, je suis un peu jaloux. On fasait semblent de s'en ficher, en disant, pas sans sarcasme, « Alors, profite bien la chaleur et l'humidité ! » ou bien « Amuse-toi bien avec les insectes sanguinaires ! ».
Mais, on se moque de qui ? Moi, je suis un peu jaloux. Au fond elle va aux tropiques, elle fera de la recherche sur le terrain. Rien ne vaut les travaux en plein nature : le soleil et le vent, l'eau et l'étoile, le ciel et le paysage, le vert et le brun, le bleu et le gris, le blanc et le rouge ...
En fait je dois savoir, car je l'ai déjà fait, de nombreuses fois au cours des derniers 12 mois. Notions romantiques mise à part, il y a quelque chose d'attirant dans les randonnées sauvages sur des pistes avec des jumelles en écoutant les chants d'oiseaux, ou les recherches des endroits appropriés où on peut installer les petits pièges pour les petits rongeurs.
Quand même, les voyages sont souvent très gênant, surtout les voyages internationaux. Je n'ai pas ni un voiture, ni un permis de conduire (en Californie). Je manque de l'argent, et l'aptitude de conduire sur le côté droit. Ce qui me reste, c'est mon portable, et quelques amis qui vont sans doute dire « oui » à la suggestion pour un bon weekend avec une bonne observation des oiseaux. Moi, je crois que je suis assuré.
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Il y a encore tante d'endroits à visiter. Madagascar, l'Amazone, le parc national du Kakadu, le Sikhote-Aline ... ils font partie mon « top 10 ». Et c'est excellent quand on appartient à un cercle dont les membres approvent avec enthousiaste cette liste.
Et un jour j'irais - sans doute que j'irais - à l'île de Bornéo. C'est trop ironique de n'y jamais avoir allé. C'est comment je promeus mon pays aux gens : Ah dites-moi quelque chose sur votre pays. Mais oui ! L'île de Bornéo, les tropiques, la biodiversité, la richesse immense d'espèces - c'est parmi les plus riches du monde ! Eh pourtant ... j'y ai jamais allé ...
L, un jour, j'irais. Ça aura lieu. Les tropiques sauvages m'attendent toujours.

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