Tuesday, August 22, 2017

N°36 : Disons « au revoir » aux vacances

Chère L,

Les vacances vont bientôt prendre fin. Le temps passe vite, c'est un fait, un fait qu'on a déjà établi plusieurs fois. Le début des vacances me semble avoir commencé récemment. C'est trois mois, alors bon, certes, c'est pas exactement récent, beaucoup de choses se sont produites pendant cette période. Pourtant, dans le grand ordre des choses, une période de trois mois n'est qu'un petit instant - bref, éphémère, facile à oublier.

C'est pas tant la vitesse à laquelle le temps passe qui me fait une peu mélancholique que la nature inéluctable de tout ça. Une séquence, c'est la nature de la vie, une chaîne sans fin, les choses se produisent, l'un après l'autre, les secondes s'égrènent, la réalité continue, car il faut qu'elle continue et il y a pas de raison pour qu'elle s'arrête, les évènements qui doivent se dérouler se déroulent, l'un après l'autre, voilà comment fonctionne le monde. On est là pour juste un court instant, puis on disparaît, inévitablement.

Il me semble qu'il faut dire quelque chose de sentimental pour accueillir la fin des vacances, mais en même temps il me semble superflu de devoir accueillir chaque fin que je rencontre. La répétition va diluer l'intensité. Donc c'est pas nécessaire. Pas du tout. Les vacances vont prendre fin, mais la vie continue, le travail au labo continue, la vie d'étudiant continue. Les nouveaux défis vont continuer à apparaître, je sais pas quand mais ils arrivent toujours, qui sait comment, mais c'est la vérité. Le cercle de la vie n'attend personne, il s'en fiche de personne, les choses se produisent, puis elles passent, encore et encore, au fond il signifie vraiment rien.

Forme est vacuité, vacuité est forme. Une série de changements m'attend, il faut tout simplement de les traverser. Au fond c'est tout simplement ce qu'on doit faire.

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Mais, L, j'aime bien parfois les changements. Un changement pourrait être agréable, rafraîchissant, revigorant. Mes nouveaux colocataires ont emménagé. C'est bon. C'est agréable. C'est un peu inattendu que je le trouve agréable, mais au fond c'est bon que ça a été agréable ; après tout ce sont de bons amis, des amis que j'aime et respecte, donc naturellement ce changement de cohabitant a été rafraîchissant.

La dernière fois où j'ai emménagé, on manque à mon avis une présence d'une figure maternelle, on manque l'intuition d'une mère, une intuition qui aurait pu nous guider pour s'organiser mieux. Cette fois la présence a été forte. Le ménage a été bien fait. Le nettoyage complet et rigoreux. L'état de notre apartement a été bien amélioré. Plus propre et plus rangé. L'apartment a semblé revivre. J'ai l'impression de respire à nouveau.

Ouais c'est effectivement un changement bienvenu. Tout d'un coup, je me suis débarrassé d'une frustration, apparemment inconnue et inaperçue, réprimée durant une année entière. C'est un changement bienvenu pour accueillir le nouveau semestre, qui commence dans deux jours.

Là, avec le début d'un nouveau semestre, il y a pas en fait beaucoup de changement. Je vais aux cours comme toujours, je vais au labo pour travailler comme toujours, j'étudie, je fais face aux troubles et frustrations, comme ci comme ça, la vie continue, sans attendre personne, moi y compris.

Ouais, c'est un peu dommage que je vais perdre la liberté totale de l'été, mais je crois qu'après quelques semaines, même peut-être quelques jours, je vais m'adapter assez bien à ce nouveau cercle de faire des choses, et je vais me dire que la vie n'est pas si mal après tout.

J'en suis sûr




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Friday, August 11, 2017

N°35 : N°300, comment ça va ?

Chère L,

Comment ça va ? Moi, je vais bien - j'ai l'impression qu'on dit toujours que ça va bien, sinon on doit investir plus d'effort pour expliquer aux gens pourquoi ça va pas et ça pourrait parfois être fatigant ; mais cette fois c'est vrai - mais oui, je vais bien. Ça a été jusqu'ici une bonne semaine. C'est bonne car c'est tranquille, paisable. La tranquillité et la paix, ce sont ce qu'on chérit, en vieillissant, car on commençait à un certain moment à savoir qu'un autre jour, elles pourraient absolument disparaître, tomber dans le néant, juste comme ça, tout simplement.

Le mal du tête a disparu. Donc ça c'est bon. Effectivement c'est une bonne excuse pour commencer à ne pas prendre du café. J'en suis sûr, qu'il s'agit des symptômes de sevrage, à cause de l'arrêt de consommation samedi matin ; autrement dit, il s'agit d'une dépandance au café, L'intensité du mal du tête pouvait être aussi causé par un déséquilibre électrolytique suivant un exercice physique intense, mais, j'en suis pas sûr si c'est le cas - n = 1, ça ne suffit pas, évidemment, taille de l'échantillon trop petite.

Mais bon ... il faut pas imposer un sevrage brutal du café ; trop de douleur et de souffrance ... il faut plutôt avancer pas à pas, peu à peu, petit à petit, avec prudence : au premier, thé noir, et puis, thé vert, et puis, quelque chose de plus faible encore, et au final, je devrais me libérer. On dirait peut-être qu'au fond le décaféiné n'est pas une mauvaise idée.

Alors, L, ça a été jusqu'ici une bonne semaine. Je me suis donné un repos mental, par inadvertance, en passant à un travail complètement différent que celui dans lequel je m'étais plongé profondement. C'est extraordinaire que Sir Arthur Conan Doyle avait effectivement raison dans son roman « The Sign of the Four » - un changement de travail, c'est le meilleur repos. Un changement pour romper la monotonie, pour déplacer l'attention à un autre procédé, une autre méthode, pour qu'on puisse rafraîchir l'esprit et puis se sentir mieux. Je crois c'est ce rafraîchissement qui sous-tend l'utilisation de cette expression.

Franchement, c'est l'une de ces expressions qui pourrait être logique, mais pas toujours vraie. Ouais il est tout possible qu'un changement de travail pour nous permettre de nous reposer, d'une manière, mais c'est pas toujours vrai, non ? Souvent un repos, c'est le meilleur repos. Pourtant, quand il s'avère que l'expression convient en effet à la réalité, comme à cette occasion, c'est assez agréable.

Je me suis échappé des PCRs et maintenant j'extrais l'ADN des geais de steller et aussi des scinques du genre Eutropis. Je m'y suis plongé - c'est mon changement de travail, c'est le rafraîchissement de l'esprit. Je dois dire que l'extraction de l'ADN n'est pas facile à faire, mais il n'est pas quand même difficile. Heureusement jusqu'ici il y a pas d'échecs, du moins il y a pas beaucoup d'échecs qui entraînent d'énormes frustrations. En fait les extractions vont assez bien jusqu'ici - chaque échantillon m'a donné une grande quantité de l'ADN. Et ça me plaît vraiment.

Cela me fait du bien de ne pas avoir pour le moment trop d'échecs et de frustrations - comme ça la vie et la réalité m'indignent moins la prochaine fois que les échecs réapparaîssent.

Ça fait presque deux semaines que je ne fais aucun PCR. À vrai dire, ça m'a plu de ne pas devoir le faire jour après jour. C'est toujours bon d'avoir des autres options, même s'il n'y en a qu'une, sinon, la vie devient machinale, puis elle perd un peu sa sens, c'est apparemment ainsi que va le monde. 

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L, cette entrée sera ma 300e entrée dans ce blog. Il me rend heureux, il me rend reconnaissant, il me fait chaud au cœur, de pouvoir y atteindre si loin.

Il y a eu un temps où l'écriture était difficile. Ouais c'est quand je me suis arrêté d'écrire pendant trois ans et demi. L'écriture de blog, il s'agissait - ben, il s'agit encore - d'écouter mon cœur et mon esprit, puis écrire, construire des phrases et des idées en suivant les voix internales. C'est effectivement un journal personnel. Mais pendant l'adolescence, on se trouvait toujours, souvent, dans des mauvais moments. C'est ces moment-là où les voix déprimantes font le plus de bruit, donc les mots deviennent déprimants aussi. Effectivement, je finissais souvent par gémir trop. Je stagnais, donc je me suis arrêté d'écrire. Quand j'ai enfin redémarré l'écriture il y a quelques mois, j'avais brièvement envisagé d'effacer les mots du passé, d'effacer les mélodrames adolescents, de recommencer à zéro.

Mais non, je l'ai pas fait. D'abord on devient parasseux. Pour moi c'était le cas. J'ai pas envie d'effacer les traces de mon passé sur ce blog, en recommençant un nouveau site web de blog. Ça mérite pas une telle quantité d'efforts. Mais la plus grande raison, c'est que ce sont mon passé, mon propre passé, mon histoire, à moi. C'est un manque de respect pour l'adolescent qui les a écrits, qui était toujours jeune, qui manque toujours de l'expérience de vie, qui ne savais pas encore qu'un jour, il s'avérera que beaucoup de choses auxquelles il s'accrochait trop fortement n'importent pas au fond.

J'aime lire, j'aime apprendre les langues, évidemment j'aime les langues et les mots, pour transmettre des idées par les mots, pour toucher les cœurs par les mots, pour inspirer les réflexions aux gens par les mots. C'est peut-être pourquoi j'écris, sur la vie quotidienne, sur mon état d'esprit, sur les sentiments, sur les bons et les mauvais de tout autour de moi, en tentant d'inspirer les résonances, soit fortes soit faibles, dans quiconque les lit. C'est peut-être un ancien ami, mes parents, un inconnu parfait, ou bien le moi dans le futur ; c'est difficile à dire, puisque j'ai fait aucun effort pour publier mon blog ... mais peu importe, peu importe -

L'important, c'est que je continue à écrire, afin de pouvoir continuer à découvrir moi-même au chemin de vie multicolore et multiforme.



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Sunday, August 6, 2017

N°34 : C'est jusqu'ici un assez bon weekend

Chère L,

Comment ça va ? Moi, je vais bien. Si le mal du tête disparaissait j'irais mieux. Mais pour l'instant, ça va.

C'est le début du mois d'août. Pourquoi on dit ça, au début de chaque mois ? Eh ben, qu'est-ce que ça peut faire ? J'ai l'impresseion qu'on aime se faire des illusions que chaque début du mois signifie quelque chose d'important. Mais non ... au fond, un mois passe, un autre arrive, ça ne devrait pas être quelque chose de spécial ou de spectaculaire. En fait, ça veut dire que l'école va commencer bientôt. Ça me gêne un peu, car ça veut dire que les vacances vont terminer ... c'est toujours un peu dommage. La période de détente complète va prendre fin, je retourne aux devoirs, aux cours ...

Pourtant ça n'a pas été une période de détente complète. Je passe les jours comme si j'étais salarié dans un emploi de 9 à 5. Ouais je me détende le soir et le weekend, mais je travail tout de même. C'était en quelque sorte un plan, un plan subtil, pour que je ne ressente moins de regret une fois que les vacances prennent fin.

Mais malgré tout ça, c'est encore un peu triste. Je me suis habitué à la stabilité relative de cette période de vacances. C'est pas exactement dur pour s'adapter à une nouvelle routine, mais ça exige toujours un peu d'effort. Je dois quand même le faire, je peux bien sûr le faire, mais ça veut pas dire que ça sera pas irritant.

De plus, maintenant que j'ai commencé à faire de la vraie science, je préférais qu'elle ne soit pas interroppue par les devoirs et les cours et les trucs nuls comme ça. La phylogéographie des geais et une nouvelle technique, le séquençage de ddRAD, aussi la phylogéographie des scinques, avec a technique de séquençage plus régulière mais ce sont des scinques de l'Asie de sud-est. La phylogéographie, L, c'est de la science excitante. L'histoire, ou les histoires, des populations, des espèces, les interactions influencées par une myriade de facteurs : changement climatique, glaciation, expansion et contraction de l'habitat forestier ... bref, il y a encore tant de découvertes à faire.

Je préférais pouvoir se concentrer plus sur ça, je préférais pouvoir en lire plus au sujet de ce domaine de la biologie évolutive, je préférais pouvoir commencer ce que j'aurais dû commencé le moment où je suis arrivé ici. Mais hélas, non, je dois retourner à l'école, je dois respecter les exigences de l'université.

Mais bon, peu importe ça ...

C'est le weekend, enfin et encore. Il a en effet bien commencé. Un bon sommeil, un bon petit-déjeuner, un bon matin sans rien faire, sauf regarder une petite série de comédie dramatique, et ensuite, un bon jogging. Un samedi calme, paisable et assez agréable. Moi, je suis reconnaissant. Des journées comme ça n'arrivent pas souvent, effectivement elle n'arriveront pas souvent, surtout que les vacances aillent terminer bientôt.

J'ai appris tout récemment que j'aime pas quand on me pose la question sur ce que je vais faire le weekend. C'est nul, car j'ai presque toujours rien d'intéressant à dire comme réponse. Je sais que « lire un bon livre » ou « se reposer bien » sont des réponses parfaitement acceptables, mais si c'est seulement tout ce que je dis comme réponse, ça deviendrait terne. Mais, moi, je sors à peine. Si je sors, c'est fort probablement parce que je veux faire un jogging. Je joue à aucun d'autre sport. Je vais pas au pub, parce que je bois pas d'alcool. J'ai pas de voiture, donc je peux pas aller tout simplement partout ......

Pourtant j'aime regarder la télé (ben, les émissions, à l'écran de l'ordi, évidemment, puisque j'ai pas exactement une télévision). Je viens de découvrir cette petite comédie dramatique de 2003, avec Hugh Laurie, Benedict Cumberbatch et Peter Capaldi, à la période où ils n'étaient pas encore de renommée internationale. Hugh Laurie, c'est un si bon acteur. Plus je ne m'attendais pas à ce qu'une comédie basée sur un homme qui fait face à une crise de la quarantaine puisse être tellement amusant. Mais c'est exactement le cas. Comme elle est charmant, comme elle est adorable ... quel dommage qu'elle n'a que six épisodes ...


Tu vois, L? À vrai dire, je suis souvent très ennuyeux. Je fais pas vraiment beaucoup d'activités excitantes comme beaucoup de mes amis. Franchement, j'ai aucun problème avec cette nature, mais tout de même, je pense qu'il est pas nécessaire de la montrer souvent aux gens.

Bref, L, je vais bien. Si le mal du tête disparaissait j'irais mieux, mais quand même, c'est jusqu'ici un bon weekend.

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Thursday, August 3, 2017

N°33 : Une lettre

Ma très chère C,

Le feu qui brûle depuis tant d'années ne s'est pas encore éteint, mais il s'est affaibli. Je ne trouve de plus en plus difficile ni de ressentir la chaleur déroutante d'auparavant, ni de se souvenir bien de la sensation d'être dérouté par cette ardeur. L'intensité est perdue, maintenant ce que j'éprouve, c'est juste une perturbation vague et lointaine, comme si c'était pas moi.

Je ne perd plus le sommeil par la tempête agitée, tumultueuse, orageuse de ma propre solitude, par le désir d'en finir rapidement et en même temps le désir d'éviter toute la réalité et de s'enfuir en compagnie de toutes mes craintes. Tant mieux. C'est incroyable que jamais j'ai vécu ces moments de démence. J'existais, sans savoir si j'ai vraiment existé. L'ardeur a été énormément déroutante et ça fait peur, car je perdais non seulement le sommeil mais aussi le sens de ma réalité.

Par ironie elle est devenue paralysante. J'étais désorienté. Réveillaient en moi, une rage, un chagrin, une douleur, quand je pensais de toi, de ton visage de tes yeux de ton sourire de ta voix de sa douceur de ton nom de ta démarche de chaque de tes mots de chaque syllable de ton énonciation de chaque lettre de tes textes de tes réflexions de tes réflexions sur moi et de chaque moment où t'étais pas là.

Un tourbillon à mille à l'heure dont j'ai pas pu échapper.

Et jusqu'à ce moment je ne sais pas si j'ai réussi à lui échapper. Même si tout s'est calmé, je ne sais pas si j'ai vraiment réussi à lui échapper, comme en témoigne le petit dose de mélancolie viscérale quand j'écoute les morceaux que j'écoutais alors.

Au fond, je ne sais pas vraiment ce que je veux. Pour un homme de science, qui tente toujours de donner de bonnes explications pour chaque phénomène, en suivant un fil de pensées précis, avec du raissonnement clair, cette enquête émotive a l'air énormément plus compliqué.

Oublions tous ces moments qu'on partage. Oublions tous ces bavardages qu'on partage. Les mots coulant si aisément, si facilement, comme si tout ce qui est le plus naturel et le plus certain, comme le cycle de jour et nuit, comme les levers et couchers de soleil, comme l'arc-en-ciel après la pluie. J'aimerais croire que tout ça signifie quelque chose, même si j'en suis pas sûr quoi exactement.

Mais oublions ça.

Personne d'autre ne pourrait être aussi ouverte mais en même temps garde tout ses secrets aussi bien que toi. Est-ce que c'est ça ? Est-ce que c'est la raison pour laquelle je te trouve à la fois tellement fascinante et tellement frustrante ? Je cherche, depuis je sais pas quand exactement, une réponse, où peut-être quelques réponses, pour toutes ces questions ci-dessus, mais sans succès. Ces sortes d'affaire ont à peine jamais une réponse simple et directe. Mais peut-être que j'ai eu tort ? Peut-être que j'ai pas assez d'intélligence de les bien chercher. Peut-être que j'ai pas assez d'intélligence de ne pas les ignorer, les réponses, bien qu'elles soient toujours là sous le nez. Et peut-être que t'es au fond bien plus intélligente que moi, en cachant tout ce qui est vrai sous ces yeux profonds, ces vitres teintées de ton esprit ?

C'est moi qui n'a pas fait attention,
Mon âme étant enlevé par ces yeux profondes,
Par un tourbillon marron,
Écrasé, puis se dissoudre lentement,
Dans de l'eau vive bouillante.

Tu m'as dit, après que je t'avais dite l'important, que j'ai dû savoir ce que tu penses. J'ai fait semblant que je l'ai su. Mais j'ai menti. Au fond j'ai menti, car j'avais aucun courage de dire la vérité, car j'ai toujours aucun courage de dire la vérité, car je suis pas toujours certain si ça me tient suffisament à cœur pour que je dise tout ce que j'aimerais dire, que je te pose toutes les question que j'ai envie de te poser après tout ce temps.

Cette rencontre
Cette salle de bal infinie
Dans laquelle je me suis fait piéger
Toi, tu es la valse élégante de la dernière danse
Moi, je suis la petite note folle et cinglée
Cette rencontre passionnée
Cette rencontre turbulente
Où sont ceux qui peuvent la comprendre ?

C, s'il te plaît, donne-moi, tout simplement, une réponse. Ou devrais-je dire, une explication. J'ai l'impression que tu ne me fais jamais confiance. Pourtant, cette fois, s'il te plaît, fais-moi confiance, crois-moi que j'ai vraiment besoin de cette explication que tu as longtemps caché de moi. Le temps passe si vite, on est déjà dans la vingtaine : j'ai 23 ans, toi 22. J'ai envie de s'échapper.

J'ai tellement envie de le terminer à fond. Sans doute que tu le veux aussi ... mais, est-ce que je peux en être sûr ?


Bons baisers,
Z


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L'auteur

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喜好音乐却无法自行创造音乐,向往自由却将自己限制于机械般的城市生活,喜好出外蹦跳流汗却非杰出的运动员,对文学创作有一丝兴趣却没有一头丰裕的文字,天生感性却拥有略带不自然的理性。这是个普通的少年,一个还有很多事要懂、很多事还需要自己揭发的少年。